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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 22:09

Malades, fatigués et déçus, Marguerite et Mario Gasperini ont décidés de nous quitter dans la nuit du 23 au 24 mars 2009. Ensemble. Un bel acte d’amour…

 

 


Le 10 avril, dans un petit cimetière de Bourges, ils sont allés rejoindre leurs familles…

Adieu

 

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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 11:50

Mario Gaspérini                                                                            Samedi 31 janvier 2009                                   

134 avenue de Kerdun

44510 Le Pouliguen                                                                             

Tél : 0240421192

 à :                   Monsieur Souleymane N Déné N Diayé  Ministre d’Etat Directeur de Cabinet du Président de la République, Maire de Guinguinéo.

 

Monsieur,

 

                        J’espère que vous vous souvenez :

 

 

              -  de ces deux Français, que vous avez contactés suite à l’intervention du Consulat Général du Sénégal en France.

              -  de ces  deux Français, qui vous ont reçu chez eux, donné le gite et le couvert, où vous avez même bu du champagne, puis vous ont fait découvrir une partie de la région.

              - de ces deux Français, qui, par la suite, ont fait construire, dans votre ville, l’école ‘Marguerite’ pour améliorer la scolarité des enfants.  

              -  de ce Français, que vous avez  grossièrement empêché d’entrer dans cette école  où il voulait prendre quelques photos pour conforter ses accusations contre vous, de détournement sur la mauvaise qualité de la construction.

              -  de ces deux Français que vous eu la lâcheté de qualifier de capricieux et d’être soutenus par un parti politique adverse pour essayer de vous disculper auprès de vos compatriotes

                         Vous avez proclamé, dans une grandiose allocution devant le Ministre de l’éducation et vos concitoyens, lors de l’inauguration de l’école ‘Marguerite’, qu’elle deviendrait une école modèle. Vous n’avez pas tenu votre parole, loin de là ! Ce n’étaient que des paroles fallacieuses, mensongères et hypocrites. La construction de l’école a été catastrophique : plans non suivis, matériaux non conformes. Je ne pense pas que votre maison familiale qui a été agrandie, curieusement, en même temps que la réalisation de l’école soit faite de façon similaire.

                        Vous, vous n’avez pas tenu votre parole ! Mais ces deux Français que vous qualifiez de capricieux vont vous montrer que eux ne galvaudent pas leur  parole lorsqu’elle est donnée : une somme de 40 000 000 de francs avait été promise pour la construction de l’école Marguerite, 10 000 euros = 6 559 570 F cfa n’ont pas été versés ceci était prévu (voir lettre du 17 août 2004) si la construction n’était pas de bonne qualité.

                        Ne voulant pas que l’on puisse penser que je voulais garder cette somme et comme je n’avais pas confiance en vous, j’ai proposé cet argent à Monsieur Bamba Cissé fils de Monsieur Mamadou Cissé habitant à Guinguinéo (lettre du 3 septembre 2007) pour  la construction d’un local pour les jeunes.

                        Après moult entretiens le choix se fixa sur un théâtre en plein air.   Un terrain a été acheté 2 868 000 F et j’ai promis une somme de 13 050 000 F pour sa réalisation.

 

                        Le don fait pour la ville de Guinguinéo s’élèvera donc  à :

 

                        33 453 807 F qui ont été versés sur votre compte.

                    +   2 868 000 F pour l’achat d’un terrain payé au notaire.

                    + 13 000 000F pour réaliser un théâtre sur ce terrain.

                                               Cet argent se trouve à la société Générale de Banques au Sénégal

                                                à  Saly. Il sera disponible à la condition que vous donniez un avis

                                                favorable au permis de construire du théâtre.

 

 

                     +                     50 000 F pour faire un film sur la construction du théâtre.

                         -----------------

                         49 371  807  F         Vous voyez que la somme de 40 000 000 de Francs a été largement dépassée et que les deux Français ont tenu leur parole.

 

                        Je peux même dire, que j’ai dépensé certainement plus de 65  000 000 de F cfa pour Guinguinéo si je comptais toutes les dépenses qui ont été faites : Voyages, taxis, téléphones, envois d’argent, lettres recommandées, temps passé, films, autres dons, etc …

 

                         Au cours de cette construction, j’ai fait la connaissance de trois Sénégalais ayant des fonctions importantes :

            - vous, Monsieur Souleymane N Déné N Diayé :  Maire de Guinguinéo, Ministre responsable de la construction de l’école ‘Marguerite’.

            - De Monsieur  Baldé Oumar : chef des services des travaux publics de Fatick qui devait contrôler la construction de cette école.                                         

            - De Maître Jacques Baudin par voie épistolaire : avocat, ancien ministre qui devait traduire ces deux Messieurs ci-dessus devant la justice.

                        Je spécifie que tous les trois vous êtes des êtres malhonnêtes,  et en plus, vous et Monsieur Baldé, je peux le dire, Abjects car vous avez fragilité l’avenir de certains enfants, vous avez escroqué vos administrés car ce sont eux qui payeront les réparations des malfaçons, la preuve : quelques mois après l’inauguration de l’école vous avez fait défoncer toutes les dalles des classes pour les refaire.

                        Que les enfants de l’école ‘Marguerite’ aient une école faite dans des conditions lamentables, qu’ils n’aient plus de pécule pour, acheter de vêtements,  faire un voyage comme celui réalisé à Saly , avoir des récompenses en fin d’année etc…, de tout cela, vous vous fichez royalement pourvu que vos enfants aient une voiture avec chauffeur particulier pour les conduire à l’école.

                        Depuis tout jeune j’aime les Sénégalais pour leur sacrifice envers la France,

 je les admirais beaucoup lorsqu’ils défilaient sur les Champs Elysées et maintenant je suis triste, inquiet de voir le comportement de certains dirigeants pour l’avenir du Sénégal, qui ne pensent qu’à s’enrichir, peu importe si ce sont des enfants qui en pâtissent pourvu que cela rapporte de l’argent.

                        Pour moi, Le Sénégal c’est terminé, c’est avec  beaucoup de tristesse que j’écris ce mot ‘terminé’, j’ai essayé de faire de mon mieux, avec mes faibles moyens, malheureusement je suis tombé sur un scélérat, vous Monsieur Souleymane N Déné N Diayé  Ministre d’Etat Directeur de Cabinet du Président de la République, Maire de Guinguinéo.

 

                                  Je vous salue.

 

                                                                                  Mario Gaspérini

                                 

 

 

            Cette lettre sera diffusée sur mon blog ; http://mario.gasperini.over-blog.org

 

J’espère qu’elle sera lue par vos adversaires politiques.

 

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15 janvier 2007 1 15 /01 /janvier /2007 14:49

 

 

          C'était au début de la maladie d'Alzheimer de Marguerite, ma femme. Pour lui remonter le moral, je lui ai demandé ce qu'il lui ferait plaisir, un voyage , un beau bijou ou toute autre chose qu'elle pouvait désirer. Voyant son peu d'enthousiasme, je me mis à réfléchir à ce que je pouvais lui proposer.

          Plusieurs jours s'écoulèrent avant de trouver une solution qui me semblait pouvoir lui convenir. Pour être certain qu'elle soit réalisable financièrement, j'ai contacté ma banque pour avoir la valeur de notre patrimoine. Ayant constaté que je pouvais disposer d'une somme assez importante, j'en ai alors parlé à ma femme.

          Tout d'abord, je lui ai fait remarquer que, malgré sa maladie, nous avions beaucoup de chance de vivre encore tous les deux, de ne pas avoir de problèmes d'argent, d'habiter dans une maison assez convenable située près de la mer et dans une belle région, d'avoir pu fêter nos soixante et un ans de mariage et qu'en plus nous avions quelques économies. Je lui ai ensuite demandé si elle serait contente qu'une partie de ces économies soit utilisée pour construire ou rénover une école dans un pays sous-développé.

          Ma femme a tout d'abord était surprise, même incrédule, ne pouvant pas réaliser que nous, pauvres petits enseignants, pouvions accomplir ce projet. Pourtant, petit à petit, elle s'y est intéressée, me demandant quelle somme je pouvais investir, dans quel pays et surtout, ma femme n'a jamais aimé se faire remarquer, ce que les gens allaient en penser.

          Dès mon plus jeune âge j'ai eu un faible pour le Sénégal car l'histoire des tirailleurs sénégalais m'avait été contée et depuis j'ai toujours eu pour eux une grande gratitude. Venus d'un pays où il fait très chaud, beaucoup d'entre-eux sont morts, dans la boue et la neige, au cours de la guerre de 1914-1918 pour défendre la France. C'est donc pour cela que j'ai contacté l'ambassadeur du Sénégal à Paris.

Consulat Général du Sénégal en France

Cher Monsieur,

          J'ai bien reçu votre lettre du 04 mai 2004 par laquelle vous me demandez de vous mettre en relation avec les dirigeants d'un village ou d'une petite ville, disposant d'une école pouvant recevoir votre don de 40 000 000 francs CFA.

          Je vous remercie vivement de l'intérêt que vous portez à mon pays et du geste plein de générosité que vous vous apprêtez à faire en direction de la jeunesse sénégalaise.

          A cet effet, j'ai transmis votre offre aux autorités de la ville de Guinguinéo qui ne manqueront pas de prendre contact avec vous.

          En attendant, je vous prie de croire, Cher Monsieur, à l'assurance de ma très haute considération.

Signature : Le Consul Général Adama Sarr

Accords avec la ville de Guinguinéo

          Le 17 août 2004, j'ai envoyé une attestation manuscrite pour certifier que la somme de 40 000 000 francs CFA sera versée intégralement.

          En retour, j'ai demandé de me faire une lettre, ayant le cachet de la ville de Guinguinéo, signée par Monsieur le Maire et le conseil municipal où ils s'engageaient à respecter les conditions suivantes : l'école devra obligatoirement porter le nom de ma femme, Marguerite Gaspérini. A l'entrée de cette école, un panneau sera installé avec l'inscription suivante "Ecole Marguerite", celle-ci devra toujours apparaître clairement. Au cas où l'école s'agrandirait, elle devra toujours porter le même nom. Au cas où l'école serait détruite, l'emplacement portera le même nom. L'école et le lieu ne pourront être débaptisés pendant une période de cent ans. La construction de cette école doit être réalisée avant septembre 2006.

          Si ces conditions ne sont pas respectées, la ville de Guinguinéo devra me rembourser, ou s'il y a lieu mes héritiers, la somme versée avec un intérêt de 4% par an.

          Je me réserve une somme de 10 000 euros que je remettrai à la ville de Guinguinéo après avoir constaté par moi-même, ou par mes héritiers, que les travaux sont bien terminés et dans des conditions acceptables.

Premier voyage au Sénégal


                                                                                                       
          Je suis allé, en octobre 2004, une semaine à Guinguinéo, je voulais voir si les travaux avaient commencé et j’ai été surpris de constater que, certaines fondations étaient déjà coulées, qu’il y avait de nombreux parpaings, fabriqués manuellement, sur le terrain et la construction de quelques murs. La disposition des classes avait été changée mais cela  me convenait. J’ai rencontré Monsieur Baldé Oumar, Chef du Service Régional des travaux Publics de Fatick, qui devait surveiller les travaux et nous avons convenu ensemble de certains détails, j'ai demandé que l'on fasse un wc supplémentaire et, ne voulant pas que l'école ressemble à une prison, que la hauteur du mur de clôture ne dépasse pas 1,5 m.  J'ai proposé, aussi, qu'avec la surface du mur économisée ( 200 m²), si c'est possible, que l'on construise une habitation pour le directeur.  Je suis revenu de ce voyage, très satisfait de l’accueil que j’avais eu et des travaux réalisés.

Deuxième voyage au Sénégal 



          Dans le mois d’octobre, Monsieur le Maire de Guinguinéo m’a téléphoné que les travaux étaient terminés et que, si j’étais disponible à cette date, il pensait faire l’inauguration de l’école «  Marguerite » le 12/11/2005.  J’ai donc réservé un séjour au Sénégal, pour ma femme et moi, du 4 au 18 novembre.

          L’inauguration a été très grandiose, une tribune recouverte de toile pour les personnalités, ( deux Ministres, le Gouverneur de la Région de Fatick, l’Inspecteur D’Académie de Fatick, le Préfet Départemental de Cossas, l’Inspecteur départemental de l’Education de Cossas, les Conseillers Municipaux, le Président de l’A.P.E. Communal, le père de la Mission Catholique, enseignants et divers notables ) et des toiles de tentes pour les Habitants de Guinguinéo, je pense qu’ils étaient plus d’un millier. Nous avons eu droit à de nombreux discours, ponctués par des rafales de tambour exécutées par un ensemble d’une dizaine de personnes.

          Je pense que Monsieur le Maire de Guinguinéo, Monsieur Souleymane N'Déné N'Diaye, Ministre d’Etat, Directeur de Cabinet du Président de la République du Sénégal, a profité de l’inauguration de l’école « Marguerite » pour faire une importante propagande sur la gestion de sa ville et de sa famille politique.  De nombreuses banderoles glorifiaient le Président de la république et différentes personnalités, pas une seule sur la bienfaitrice de l’école « Marguerite ».

Cliquer  Ici :        Inauguration Ecole Marguerite Guinguinéo Sénégal

Cliquer  ici :     Suite : Inauguration Ecole Marguerite Guinguinéo Sénégal                         

Cliquer ici :   Excursion vers la Mer à Saly 

Cliquer  ici :      Suite : Excursion vers la Mer à Saly


  Je suis allé quatre fois, au cours de mon séjours visiter l’école Marguerite et à  chaque fois j’en revenais de plus en plus démoralisé par la mauvaise qualité de la construction :  les devis et les plans n’étaient pas respectés; il y avait substitution de matériaux;  l'enduit tyrolien  était mal fait et absent sur certaines surfaces;  le chaînage du mur de clôture, le cabinet de toilette du directeur et sa fosse septique et les placards des salle de classe n'étaient pas réalisés,  la finition du peu de peinture qui avait été faite était de mauvaise qualité;  l'intérieur de 5 classes n'était pas terminé,  la fixation du portail était déplorable,  etc… ect…

 

          C'est pour cela que j'ai refusé de donner les 10 000 euros ( je signale que je les avais sur moi ) que je devais remettre à la fin des travaux si ceux-ci étaient terminés dans des conditions convenables. Je n'ai pas rapporté cet argent en France car je ne voulais pas que l'on puisse croire à un manque de loyauté de ma part, je l'ai déposé dans une banque de Saly avec 1000 euros de plus.

          Le 12 février 2006, j’ai envoyé à tous les Conseillers Municipaux et à Monsieur le Maire de Guinguinéo une lettre avec avis de réception ( 25) pour leur faire part de mon inquiétude sur le déroulement des travaux où je spécifiais, que l’école devait être finie  en septembre 2006 et que je ferais appel à un architecte, à un artisan maçon et à un artisan peintre pour vérifier si les travaux étaient tous exécutés et dans des conditions convenables.   A cettre  lettre j'avais joint celle destinée à Monsieur le Maire.  J'ai hésité, longuement, avant de les divulguer mais je pense qu'elles sont primordiales car elles faisaient déjà des réserves sur l'avenir de l'école "Marguerite".        



                        Monsieur, ___________________________
               
                              Conseiller Municipal de la ville de Guinguinéo

 

          Avant de faire quelques commentaires sur la construction de l'école   « Marguerite » , je veux que vous sachiez qui je suis.

          Ma jeunesse ressemble considérablement à celle de beaucoup d'habitants de votre ville. Mes parents étaient des émigrés italiens, très pauvres, notre maison était un baraquement où le vent passait entre les planches, il n'y avait ni eau ni électricité et les toilettes étaient au fond du jardin et croyez-moi, lorsqu'il faisait une température de - 15 ce n'était pas facile de s'y rendre. Mes études ont été très limitées, j'ai quitté l'école à 12 ans et fait un petit apprentissage de tourneur. La grande chance de ma vie c'est d'avoir connu ma femme, future institutrice, ensemble nous avons beaucoup travaillé, le soir après notre labeur quotidien, pour que je devienne professeur technique et construire deux maisons dans lesquelles de nombreux travaux ont été exécutés par nous-mêmes au cours des week-ends et vacances scolaires Nous avons eu quelques difficultés dans la vie mais, le destin ayant été bienveillant, nous avons pu les surmonter.

          Voici quelques année, les médecins ont diagnostiqué que ma femme était atteinte de la maladie d'Alzheimer, voulant lui faire plaisir je lui ai proposé de prendre une partie de nos économies, obtenues par la vente d'une de nos deux maisons, pour construire une école dans un pays où il en manquait. Après m'avoir posé quelques questions pour savoir si cela pouvait être réalisable, elle a été enchantée par cette idée.

          Je dois beaucoup à ma femme et c'est pour cette raison que je ferais tout, je dis bien tout, mon possible pour que l'école « Marguerite » soit conforme au contrat signé par Monsieur le Maire et 24 Conseillers Municipaux et par moi-même.

          Lors de notre voyage pour l'inauguration de l'école, j'ai été très choqué de constater que certains travaux avaient été exécutés d'une façon lamentable et d'autres inexistants, C'est pour cela que j'ai refusé de donner les 10 000 euros ( je signale que je les avais sur moi ) que je devais remettre à la fin des travaux si ceux-ci étaient terminés dans des conditions convenables. Je n'ai pas rapporté cet argent en France car je ne voulais pas que l'on puisse croire à un manque de loyauté de ma part, je l'ai déposé dans une banque de Saly avec 1 000 euros de plus.

          J'ai eu plusieurs contacts me demandant de verser cet argent, j'ai refusé nettement, il ne sera versé que si le contrat est respecté suivant les plans et devis que j'ai en ma possession.

          Je ne veux accuser personne mais je suis profondément troublé par la façon d'agir de Monsieur le Maire pour la question argent et par la similitude de certains travaux. Monsieur le Maire n'a pas d'argent pour finir les travaux de l'école mais, pendant la même période, il en trouve pour agrandir d'une façon importante la maison familiale à Kaolac.

          J'ai 82 ans, peut-être qu'avec l'âge suis-je devenu un peu simple d'esprit ? Mais depuis l'inauguration de l'école il y a, en moi, une petite voix qui me dit : et si Monsieur le Maire avait récupéré une partie de l'argent de l'école pour faire construire cette maison familiale ?

          Une grosse voix lui succède et elle me dit :   ce n'est pas possible car Monsieur le Maire possède certainement une grosse fortune, ne m'a-t-il pas signalé dans nos diverses conversations qu'il avait acheté un terrain et son appartement à Dakar, qu'il avait une voiture, une grosse 4/4 qui paraît-il a coûté 50 000 000 de francs CFA et qui consomme pas mal de carburant, qu'il allait faire construire une maison sur un terrain que j'ai visité avec lui et où j'ai pu constater qu'il était entouré d'un mur et sur lequel plusieurs personnes travaillaient, ce terrain se trouve dans une ville entre Dakar et Kaolac et la grosse voix d'ajouter, Monsieur le Maire possède aussi une belle maison et un grand terrain à Guinguinéo et de plus il a, à son service, deux servantes une à Dakar et l'autre à Guinguinéo, un chauffeur pour emmener ses enfants à l'école et peut-être aussi, a-t-il d'autres biens que je ne connais pas ? Puis la grosse voix me fait remarquer que pour mener ce train de vie, il faut être riche.

          Mais la petite voix, toujours suspicieuse, lui répond :  alors pourquoi a-t-il de l'argent pour financer la maison familiale et qu' il n'en a pas pour finir la construction de l'école ? J'aimerais aussi connaître combien gagne un ministre d'état et la valeur de ses impôts pour se permettre un tel train de vie ?

          La grosse voix pour se débarrasser de la petite voix lui dit :  nous verrons au mois de septembre, si les travaux sont réalisés, conformes au contrat, ta suspicion ne sera plus valable et tu n'auras plus qu'à envoyer une lettre à tous les Conseillers Municipaux pour leurs dire que tu avais eu de mauvaises pensées.

          La petite voix avec un peu de pessimisme :  c'est avec un réel plaisir que je le ferai. Puis, après un moment de réflexion elle ajouta, prendre l'argent destiné pour l'éducation des enfants, pour son profit personnel, est un sacrilège et un acte avilissant et très nuisible pour le Sénégal car c'est par l'éducation que l'on pourra diminuer sa pauvreté. C'est ainsi que se termina cette petite conversation.

          Comme vous le voyez Monsieur______________________ la finition de l'école me pose beaucoup de soucis. Connaissant maintenant un peu plus le Sénégal, je pense que,seul, vous ne pouvez pas faire grand chose , mais je dois quand même vous signaler que vous avez également signé la feuille certifiant la régularité du contrat et que votre devoir est de respecter votre signature. Je vous signale également que ce don, que j'ai aimablement offert, est adressé à tous les habitants de Guinguinéo et que si le contrat n'est pas respecté, vous vous faites du tord à vous même et, ce qui est plus grave, à vos enfants et petits-enfants etc.... Je pense que si tous les Conseillers Municipaux pouvaient former un seul bloc, pour vérifier l'avancement et la finition des travaux, ceci serait profitable à tout le monde. Une personne seule ne peut diriger un pays démocratique.

           Encore quelque chose qui chiffonne la petite voix :

          J'ai promis à Monsieur Cissé Amadou et à Monsieur Alioune Badara Simal, Directeur de l'école « Marguerite » de verser de suite 1 000 euros, c'est à dire près de 660 000 francs CFA, sur un numéro de compte bancaire si celui-ci était au nom d'une association de Parents d'Elèves de l'école «  Marguerite «   cette somme serait utilisée pour aider les élèves de celle-ci. Mais j'ai l'impression que quelqu'un les en empêche, on préfère priver les enfants de cet argent que de permettre à l'association d' avoir un capital et de le gérer par elle même. La lettre a été envoyée le 25/11/2005.

 

         Voici quelques imperfections que j'ai constatées dans la finition des travaux :

  • que sur certaines parties de la clôture, l'enduit tyrolien n'était pas fait 
  • que le chaînage du mur n'existait pas. Celui-ci doit être réalisé suivant le croquis que je vous envoie. Le mur devait avoir, suivant les plans, une hauteur de 2 mètres, mais j'avais demandé qu'il ne fasse que 1,5 mètre et qu'avec l'économie obtenue ( 200 m² ) on pouvait peut-être faire la maison du directeur, celle-ci n'ayant pas été faite, je pense que le mur pourrait être amélioré ( voir croquis ). Il faut noter aussi que la maison du directeur a été promise par le chef de l'état comme le disait, dans son discours, Monsieur le Maire au cours de l'inauguration de l'école.
  • que le dessus du mur est dans un état déplorable.

  • que les portes et fenêtres n'avaient pas été nettoyées avant d'être peintes, il reste de nombreuses traces d'enduit tyrolien.

  • que la peinture n'était pas terminée.

  • que l'intérieur de 5 classes n'était pas fini. ( et les placards ? )

  • que la fixation du portail était de mauvaise qualité.

  • que l'entrée des WC était déjà détériorée et ils ne sont pas conformes aux plans.

  • que le cabinet de toilette du directeur et sa fosse septique manquaient.

  • que l'eau n'arrivait pas à l'école.

  • Il y a certainement d'autres imperfections mais, n'étant que de passage, je n'ai pu tout vérifier...

 

          Dans la lettre que j'ai envoyée le 17 août 2004 il y est aussi spécifié que, si les travaux ne sont pas terminés dans des conditions acceptables avant septembre 2006, la ville de Ginguinéo devra me rembourser les sommes versées avec un intérêt de 4%.

          J'ai toujours tenu parole avec mes engagements, à vous et particulièrement à Monsieur le Maire de tenir les siens. Un procès pour dilapidation, de biens destinés à des enfants pour leur éducation, ne serait pas d'une bonne publicité pour la ville de Guinguinéo.
Naturellement, je ne pense pas que vous êtes responsable de cette polémique mais
votre signature vous devez la faire respecter, si vous êtes un homme d'honneur.

          Je souhaite de tout cœur que, dans quelques mois, toute cette histoire se terminera à la satisfaction de tout le monde et c'est alors, sans arrière pensée, que nous pourrons nous réunir pour boire, tous ensemble, le verre de l'amitié en l'honneur de l'école « Marguerite ».

          Je vous prie d'accepter Monsieur___________________________, que j'espère connaître un jour, mes sincères salutations.

Mario Gaspérini


PS : je demandais, que l'on vous envoie une copie de la lettre que j'ai envoyée à la mairie, l'avez- vous reçue ?

        En plus de cette lettre, je vous envoie une photocopie :

  • de ma lettre du 17 août 2004
  • de la lettre que j'envoie à Monsieur le Maire.
  • du croquis pour améliorer et modifier le mur de clôture.
  • des plans et devis de l'école ( seuls deux conseillers les recevront, tirés au hasard pour éviter vraiment des frais d'expéditions, Mr Samba Ba et Mr Amady Diop ). Je charge ceux-ci de les faire connaître.
  • des signatures des Conseillers Municipaux.

 

 

          Pour que tout le monde réalise que je ne reculerai devant rien, pour que l'école « Marguerite » soit construite correctement et malgré les frais que cela entraîne, j'enverrai ce dossier à tous les Conseillers municipaux et à Monsieur le Maire de Guinguinéo en recommandé avec avis de réception.

          J'ai oublié de signaler, qu'à la fin des travaux je ferai appel :  à un architecte, à un artisan maçon et à un artisan peintre pour vérifier si tous les travaux sont tous exécutés et dans des conditions acceptables. Ceci, pour montrer mon impartialité en cas de procès contre la ville de Guinguinéo. Mais j'espère que tous le monde fera un effort pour que cela n'arrive pas.

Mes sincères salutations.
Mario Gaspérini.

 


MonsieMur Souleymane,  Maire de la ville de Guinguinéo

 

          Je suis surpris de ne pas avoir de vos nouvelles depuis l'inauguration de l'école, je pensais que vous auriez eu l'amabilité de me donner des explications sur le manque de sérieux de la finition des travaux et sur l'absence de certains.

          Je suis aussi troublé par votre conduite, plusieurs fois vous avez fait appel à moi pour de l'argent tout en sachant que les travaux n'étaient pas terminés.

          Monsieur Souleymane vous êtes certainement beaucoup plus intelligent que moi, puisque vous êtes ministre et que moi je ne suis qu'un modeste employé de l'éducation mais, je vous en prie, faites-moi l'honneur de ne pas me prendre pour un parfait imbécile.

          J'ai toujours été loyal envers vous et je pense que vous, vous ne l'êtes pas. C'est pour cette raison que j'ai écrit une lettre à tous les Conseillers Municipaux de votre ville pour qu'ils sachent que je suis profondément troublé par votre conduite.

          Si les travaux sont tous terminés et ceci dans de bonnes conditions pour septembre 2006 j'écrirai à tous les Conseillers Municipaux pour leur dire que les doutes que j'avais n'étaient pas valables et que je fais amende honorable et je vous remettrai les 10 000 euros. Dans le cas contraire, l'argent que j'ai laissé au Sénégal sera utilisé pour faire un procès à la ville de Guinguinéo, c'est à dire à vous, puisque c'est vous qui détenez l'argent et croyez-moi j'y mettrai toute mon énergie. Vous êtes avocat et vous savez qu'un procès, pour avoir dilapidé de l'argent destiné pour l'éducation des enfants, laisse toujours des traces. Ne pensez-vous pas que cela pourrait, peut-être, nuire à votre carrière politique ?

 

          Plusieurs fois, je vous ai entendu dire que vous vouliez faire de l'école « Marguerite «  une école modèle, et pour me démontrer que j'avais complètement tord pour ces doutes, faites installer des ventilateurs dans chaque classe, vous m'en aviez parlé voici un an. Je pense que ce serait une preuve de votre bonne foi et une petite participation de la ville de Guinguinéo pour la construction de cette école.

 

          Je souhaite que cette situation se décante pour le bien de tous et que si nous nous rencontrions un jour, nous puissions nous serrer loyalement la main.

Recevez, Monsieur le Maire, mes sincères salutations.

 

Mario Gaspérini

 

                                                        
Troisième voyage au Sénégal

 


          Je n’en n'étais pas certain, mais comme je prévoyais qu’il y aurait quelques problèmes, nous sommes partis, ma femme et moi, pour un séjour de quatre semaines le trois novembre 2006. C’était une bonne décision, car des problèmes il y a en eu !                                    


          Le 8 novembre, comme je le signalais dans ma lettre du 12 février, je suis allé visiter les travaux, accompagné par un technicien du bâtiment et par un artisan maçon, l’artisan peintre s’étant désisté au dernier moment,

La petite voix avait raison.   

          Triste spectacle, le rapport du technicien du bâtiment,signé également par l’artisan maçon, en donne la triste réalité :
              

 

 

          J’ai convoqué la presse le 16/11/2006 à l’école « Marguerite », plusieurs journalistes se sont présentés, je leur ai montré les différentes malfaçons et j’ai fait une déclaration qui a été diffusée le lendemain. 

Première communication à la radio le 16 /11/06 à Guinguinéo                                                                
          J’accuse Monsieur Souleymane N Déné N Diaye ,  Ministre de la fonction du travail et de l’emploi du Sénégal  d’avoir fait exécuter des travaux sans tenir compte des plans et devis qu’il m’avait fait parvenir en France.
         
          Certains travaux sont inexistants et d’autres ont été réalisés dans des conditions déplorables ce qui fait que des dégradations sont apparues au bout de  quelques mois.  Ce qui est grave, c’est que l’on ne pourra faire que des réparations approximatives ou alors il faudrait démolir l’école.

          Je peux dire que certaines personnes ont eu un profit de plusieurs millions.

          Heureusement, dans le contrat que j’avais passé avec le Maire de Guinguinéo, j’avais stipulé que je garderais une réserve de  6 560 000 F cfa  que je remettrais  à la fin des travaux si ceux-ci  étaient correctement exécutés.  Cet argent se trouve dans une banque de Saly.           

          J’accuse Monsieur Baldé Oumar,  chef des services des travaux publics de Fatick  qui devait surveiller les travaux de ne pas avoir fait son travail.  Ce Monsieur doit être d’une incompétence totale pour ne pas avoir remarqué ces malfaçons .

          J’accuse, aussi, Monsieur Baldé Oumar d’avoir effectué un chantage sur ma personne, et comme je n’ai versé qu’une petite part de la somme demandée,  100 euros au lieu de  500 euros, d’avoir volontairement fermé les yeux sur les travaux non conformes et sur ceux qui n’ont pas été réalisés. 
Lettre envoyée le 27 novembre 2006. 

 

Monsieur le Maire de Guinguinéo,

 

          Ayant constaté que de nombreux travaux avaient été exécutés d’une façon vraiment déplorable, je vous signale que j’ai demandé à une entreprise de Saly de me faire un devis pour, si possible, réparer tous ces défauts de construction.

          Je pense que l’argent que j’ai à la banque de Saly ne suffira pas. Je vous demande de faire parvenir à Monsieur Joseph-Paul Coquereau :

Association      « Ecole Pour Tous »
Saly Poutudal     BP  1773
M’ Bour - Sénégal - Tél. : 957 49 53

une somme de 5 000 000 F cfa.   Celle-ci, j’en suis certain, est inférieure à la somme que vous avez détournée.  Il serait souhaitable qu’elle soit prise sur vôtre fortune personnelle car il   ne serait pas normal que la Mairie, c'est-à-dire les habitants de Guinguinéo la paie, ils ne sont pas responsable de ce détournement.

          Le devis est estimé à environ 11 000 000 F cfa, j’y participe avec une somme de 6 560 000 000 F cfa. Après ces travaux, je pense que l’école  « Marguerite » sera complètement rénovée

          Toutes les factures vous seront remises et s’il reste de l’argent je le donnerai à l’association des Parents d’Elèves de l’école.

          Au cour d’une visite à l’école « Marguerite », j’ai constaté qu’il y avait un tas de sable. Il paraît que vous voulez faire des travaux.  Pourquoi maintenant ?  Je vous conseille de n’en rien faire.  J’ai fait établir un constat des travaux à reprendre et je veux m’en occuper moi-même car je n’ai plus confiance en vous et en Monsieur Baldé Oumar.  Si vous n’acceptez pas cette solution, je vous prierai de me rembourser, non pas 33 000 000 F cfa comme vous le dites dans un journal  mais,  48 456 000 F cfa.

Voir les journaux pour plus d’information.

          Seul je ne peux vous poursuivre en justice, mes économies étant limitées car je dois penser à m’installer, bientôt, dans une maison de retraite.  Mais je demanderai de l’aide en contactant les journaux pour qu’il y ait une souscription dans le pays, je suis certain que je serai entendu, pour récolter de l’argent et je pourrai alors vous confondre vous et Monsieur Baldé Oumar.

          Vous n’avez tenu aucun compte de mes observations que j’avais faites dans ma lettre du 12-02-O6.  Si cette affaire est devenue si importante, vous en êtes le seul responsables.

          Pourquoi vouloir faire des travaux alors que vous aviez dit que tout était terminé ?

          Pourquoi vous ne portez pas plainte contre moi pour diffamation ?

Mes salutations,
Mario Gaspérini

          Le matin du 29-11-06, accompagné de quelques personnes à qui je voulais montrer les défauts de la construction et voulant prendre quelques photos pour conforter mes accusations,  je me suis trouvé devant un comité de trois personnes plus le directeur pour m’interdire l’entrée de l’école, un des personnages, qui avait une matraque à ses pieds, m’a même menacé en me disant :  si tu mets un pied là, et il m’a montré une partie de l’entrée, je te casse la gueule.

Impensable, inconsciente, pitoyable, immorale, insultante.

 

          Voilà ce que l'on peut dire de l'action de Monsieur Souleymane N'Déné N'Diaye, Maire de Guinguinéo, Ministre d'Etat, Directeur de Cabinet du Président de la République du Sénégal.
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15 janvier 2007 1 15 /01 /janvier /2007 12:37

          Quelques jours après ma communication à la presse, j’ai constaté qu’il y avait un tas de sable dans la cour de l’école et ayant demandé à Monsieur le Directeur, quelle en était la raison, il m’a prévenu qu’il allait y avoir des travaux

          La façon d’agir de Monsieur le Maire de Guinguinéo montre, indiscutablement, qu’il y a des problèmes dans la construction de l’école « Marguerite ». En novembre 2005 il avait déjà affirmé que l’école était terminée, l’inauguration faite ce mois là le prouve. En 2006 il récidive, alors pour quelle raison, après mon intervention à la radio, s’est-il empressé de faire exécuter des travaux. Certainement pour dissimuler des défauts dans la construction des bâtiments mais, il a beau faire, il ne pourra pas tous les faire disparaître.

          Puisque je n’avais pas eu le droit d’entrer dans l’école pour me rendre compte des travaux réalisés, j’ai demandé à Maître Weyndé Dieng, Huissier de Justice à Foundiougne de se rendre à Guinguinéo, à l’école « Marguerite pour vérifier s’il y avait des travaux en cours, ce qu’il a fait le 11 décembre 2006.

         Sur le Procès Verbal de Constat on peu lire : j'ai interpellé, Monsieur Dame Fall, le chef de chantier trouvé sur les lieux, sur la nature des travaux qu’ils sont en train de faire, un an après l’inauguration officielle et en grande pompe le 12 novembre 2005, lequel m’a déclaré, pour le moment j’ai reçu comme instruction :

  • de décaper les dalles de toutes les 6 classes qui commencent à se désagréger et de les refaire avec du grillage treillis soudé, couverte d’une couche de 6 cm de béton granulé.
  • De carreler la salle de bain incorporée au bureau du Directeur.

Ceci est bien la preuve que les travaux, prédécemment exécutés, ont été faits au rabais.

Et cela continue :

Les dalles des classes viennent d’être refaites avec une couche de 6 cm de béton granulé

Comparons avec le descriptif du devis


          On remarque que, sur le devis,  l'épaisseur  de la couche de  béton est de 8 cm  et que  sous celle-ci il y a  20 cm de sable,  Du sable, je n'en vois pas sur les photos.  Les dalles devaient être faites avant de monter les murs, ce qui n'est pas le cas.

La réalisation de toutes les dalles, suivant les devis, représente une somme d’environ 1 800 000 F  et de celle-ci, je pense, que plus de 1 000 000 F ont été détournés.  Vu la  quantité d’irrégularités constatées (voir rapport du technicien du bâtiment)  on peut dire qu’une somme importante a été détournée.

Où est passé cet argent ?

           Monsieur le Maire de Guinguinéo a dit ( journal l’Observateur du samedi 18 et du dimanche 19 novembre 2006) «  ne pas vouloir polémiquer et qu’il va restituer tous les fonds en cas de persistance du couple Français »

          Puisque, Monsieur le Maire a refusé de donner 5 000 000 F comme je le demandais dans ma lettre (voir ci-dessus) car, n’ayant plus confiance en lui et en Monsieur Baldé Oumar, je voulais que les travaux à reprendre soient sous ma responsabilité. Je demande donc la restitution de la somme versée, 33 453 807 F et non 33 000 000 comme il l’a prétendu, des intérêts, de tous les frais que j’ai supportés, pendant deux ans, pour l’édification de cette école et un dédommagement pour avoir empoisonné ma vie depuis novembre 2005.                       

          Je voudrais attirer l’attention des habitants de Guinguinéo, sur la décision de Monsieur le Maire, qui a refusé de donner 5 000 000 F de sa poche mais qui n’hésite pas à faire restituer par la ville 33 453 807 F + les frais répertoriés ci-dessus.

          Je signale que, cette histoire de détournement m’ayant particulièrement contrarié car je voulais faire plaisir à ma femme malade, j’en ai envoyé un résumé au Président de la République du Sénégal et une copie au Président de la République Française, au Consul du Sénégal en France et au Service de Coopération Française à Dakar.

 

Monsieur le Président de la République du Sénégal,

           J’ai l’honneur de vous écrire pour attirer votre attention sur la façon d’agir d’un membre de votre gouvernement.

          J’ai fait construire au Sénégal, dans la ville de Guinguinéo dont le Maire est Monsieur Souleymane N Déné N Diayé  Ministre d’Etat Directeur de Cabinet du Président de la République, une école de 6 classes + un bureau pour le directeur + un bloc sanitaire.

          J’ai envoyé de nombreuses lettres,  à Monsieur le Maire de Guinguinéo, à tous les Conseillers Municipaux et à Monsieur Baldé Oumar qui devait surveiller la construction, où j’exprimais mon inquiétude au sujet des travaux,  mais personne n’en a tenu compte.

           J’ai accusé à la radio Monsieur le Maire et Monsieur Baldé Oumar de n’avoir  pas respectés, dans la construction de l’école « Marguerite », les devis et les plans que l’on m’avait envoyés, que les travaux avaient été réalisés dans des conditions déplorables et que de l’argent avait été détourné.  Je possède des preuves : rapport d’un technicien du bâtiment, d’un artisan maçon, journalistes, couple de Français, du directeur et voisins de l’école,  d’un huissier et photos.

          Si Monsieur Souleymane N Déné N Diayé était un homme honnête, il m’aurait ouvert les portes de l’école « Marguerite «  le plus largement possible et m’aurait dit: vérifiez, constatez que tout est conforme aux plans et au devis et il aurait ajouté voici les factures qui prouvent que votre argent a été bien employé.

          Mais voilà, ce Monsieur n’est pas un homme honnête, l’action suivante le montre bien. Le matin du 29-11-06, accompagné de quelques personnes à qui je voulais montrer les défauts de la construction et voulant prendre quelques photos pour conforter mes accusations,  je me suis trouvé devant un comité de trois personnes plus le directeur pour m’interdire l’entrée de l’école, un des personnages, qui avait une matraque à ses pieds, m’a même menacé en me disant :  si tu mets un pied là, et il m’a montré une partie de l’entrée, je te casse la gueule.
 

          C’est incroyable, je dépense, avec les frais, environ 50 000 000 F pour faire construire une école pour les enfants de Guinguinéo et on m’en interdit l’entrée..

 

          La façon d’agir de Monsieur le Ministre prouve, de façon indiscutable, qu’il y a des problèmes dans la construction de l’école «  Marguerite ».  De plus, pour quelle raison, après mon intervention à la radio, il s’est empressé de faire des travaux ?  Ceci a été constaté par huissier le 11-12-2006. Pourtant il m’avait affirmé au téléphone que l’école était terminée. En novembre 2005 il avait dit la même chose, la preuve ! il en avait fait l’inauguration le 12 du même mois. A l’époque, constatant que les travaux laissaient à désirer, j’ai refusé de verser la somme de 10 000 euros que je devais remettre à la fin de ceux-ci s’ils étaient convenablement exécutés.  Pour ne pas que l’on dise  que je n’avais pas cette somme, je l’ai mise dans une banque de Saly, la date du dépôt le prouve.  Le 12 Février 2006, j’ai envoyé au Maire et à tous les Conseillers Municipaux une lettre recommandée avec avis de réception ( 25 lettres) où j’exprimais mon inquiétude au sujet de la qualité des travaux.                                                                                                      

          En considérant les faits ci-dessus je peux affirmer, que Monsieur Souleymane  N Déné N Diayé, Maire de Guinguinéo, Ministre d’Etat, Directeur de Cabinet du Président de la République du Sénégal  a :

  • trahi la confiance d’un couple de Français dont la femme, atteinte de la  maladie       d’Alzheimer, avait pour seule ambition d’aider les enfants sénégalais.
  • Mis en cause mon honorabilité en affirmant dans un meeting : que j’étais un homme capricieux, qu’il y avait un parti politique derrière moi et que je voulais le liquider politiquement.
  • terni un peu l’image de la France car j’ai été cité plusieurs fois comme français ;
  • trahi sa parole car il avait affirmé, que l’école « Marguerite » serait terminée en septembre 2005, puis en septembre 2006 et qu’elle serait une école modèle.
  • Trahi, ce qui est encore plus grave, l’avenir des enfants de Guinguinéo en livrant
  • une  école dont on n’a pas respecté les devis et les plans.
  • terni l’image du Sénégal,  comment puis-je, si l’école « Marguerite »reste dans l’état actuel, faire de la publicité pour que l’on aide ce pays par des dons quand une partie de l’argent va dans les poches de certains dirigeants.                             
  • trahi, même, ses amis du Gouvernement  en me montrant, par fanfaronnade, pour      montrer qu’il était un homme important, une enveloppe, assez épaisse d’une dimension moyenne qui, parait-il,  il reçoit tous les mois en plus de son traitement et j’ai vu Monsieur le Ministre en sortir plusieurs fois des billets. Il ma montré également un document pour obtenir du carburant aux frais de l’Etat pour ses voyages à Guinguinéo.

          Au contraire de ce qu’a insinué, dans un meeting, Monsieur le Ministre N’Déné  N’Diayé pour essayer de se disculper des faits dont je l’accuse, je certifie sur l’honneur qu’il n’y à aucun parti derrière moi.

          Jamais je n’aurais pensé que Monsieur le Ministre, qui est venu chez moi, qui y a mangé et même couché, puisse agir de cette façon pour de l’argent.

          Je me permets de vous prévenir, très respectueusement, Monsieur le Président, qu’un homme ayant la mentalité de Monsieur le Maire de Guinguinéo peut nuire considérablement au  parti qu’il représente.   

          Je veux aussi vous préciser, Monsieur le Président, que je ne suis pas une personne riche et que l’argent destiné pour la construction de cette école provient de la vente d’une maison que nous avons construit, ma femme et moi, en dehors de nos heures de travail et ceci pendant 25 ans.

          J’ai voulu donner à ma femme, qui suite à sa maladie perd de plus en plus la mémoire, une dernière joie et ce Monsieur, pour s’enrichir un peu plus, en a gâché sa réalisation. J’espère que le dieu des musulmans, ALLÄH, s’en souviendra.                 

          Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République du Sénégal, l’assurance de ma très haute considération.

Mario Gaspérini


 
          Je vais essayer, moi étranger avec des moyens de modeste Français, de combattre ce cas de détournement  mais je pense que beaucoup de personnes, au Sénégal, sont concernées par ce problème et je voudrais dire, à tous les étudiants qui seront peut-être, un jour, les dirigeants du Sénégal, à tous les ouvriers ( c'est un peu plus difficile pour eux car ils ont peur de perdre leur emploi)  et à tous les autres qui voudraient que cette corruption disparaisse ou tout simplement qu'elle diminue,  de former  une association  pour  soutenir toute personne se trouvant devant  ce problème. J'aurais été très heureux d'en trouver une pour me prêter main-forte.


Un homme formidable

          Dans tous les pays du monde, il existe des hommes qui ne pensent qu’à s’enrichir aux dépens des pauvres, mais aussi d’autres qui suscitent de l’admiration.  C’est de l’un de ces derniers que je désire vous faire connaître.

          Je l’ai rencontré par hasard, très peu de temps, environ une heure, à Guinguinéo, ville où a été construite l’école « Marguerite ».  Il est Sénégalais, grand, superbe avec sa barbe blanche, s’exprimant avec une grande facilité. Il a été d’une réelle objectivité en me parlant de son pays et de ses compatriotes.  Je ne pense pas que, moi, j’aurais eu l’audace d’accomplir ce qu’il a fait.  Il n’avait certainement pas d’autres moyens pour faire connaître son point de vue sur la société, alors, il les a écrites sur son long mur de clôture. Je suis un photographe maladroit et malheureusement je n’ai pu prendre tous ces slogans, mais en voici deux :

AVIS aux Collaborateurs

 

UNE SOCIETE DE VERITABLES CROYANTS, SOUCIEUSE DE PRESERVER SES VERTUS CARDINALES, GAGE DE SA MORALITE ET DE SA DIGNITE, NE DOIT POINT ADMETTRE A SA TETE, DES GENS DE MŒURS LEGERES, QUELQUE NANTIS QU’ILS PUISSENT ETRE. 

Nous vivons un monde de faux, d’usage de faux.

Ainsi, que DIEU bénisse les francs
et châtie les fourbes et hypocrites.

 

          Cet homme s’appelle  DOUDOU CISSE et habite à Guinguinéo, je ne sais de quel parti il est, cela n’a pas d’importance, mais je lui voue une vive admiration pour sa moralité et son courage.

          S’il avait été Maire de Guinguinéo je n’aurais, certainement, pas eu tous ces ennuis et on aurait eu une très belle école « Marguerite ».

Je terminerai, cette histoire de détournement, en écrivant ces quelques mots :
  • Dépouiller un homme pour s’enrichir est un acte méprisable.
  • Mais dépouiller des enfants pour s’enrichir est un acte infect.
                  • Mario Gaspérini

                                                                                               
                       
Beaucoup d’habitants de Guinguinéo, n’ayant pas les moyens d’acheter un journal, ne sont pas informés de ce qui se passe dans leur ville. C’est pour cela que je vais essayer de faire distribuer 1 000 photocopies d’un résumé sur l’histoire de détournement de l’école « Marguerite ».   J'en ai  fait faire également  2000  pour distribuer aux étudiants de Dakar

 
Sénégalaises, Sénégalais, et particulièrement les habitants de Guinguinéo,

          J’ai accusé à la radio, Monsieur le Maire de Guinguinéo, Ministre d’Etat, Directeur de Cabinet du Président de la République du Sénégal et Monsieur Baldé Oumar, chef des Services des Travaux Publics de Fatick de n’avoir  pas respectés, dans la construction de l’école « Marguerite », les devis et les plans que l’on m’avait envoyés, que les travaux avaient été réalisés dans des conditions déplorables et que de l’argent avait été détourné.  Je possède des preuves : rapport d’un technicien du bâtiment, d’un artisan maçon, journalistes, couple de Français, du directeur et voisins de l’école,  d’un huissier et photos.

          Si Monsieur Souleymane N Déné N Diayé était un homme honnête, il m’aurait ouvert les portes de l’école « Marguerite «  le plus largement possible et m’aurait dit: vérifiez, constatez que tout est conforme aux plans et au devis et il aurait ajouté voici les factures qui prouvent que votre argent a été bien employé.

 
          Mais voilà, ce Monsieur n’est pas un homme honnête, l’action suivante le montre bien. Le matin du 29-11-06, accompagné de quelques personnes à qui je voulais montrer les défauts de la construction et voulant prendre quelques photos pour conforter mes accusations,  je me suis trouvé devant un comité de trois personnes plus le directeur pour m’interdire l’entrée de l’école, un des personnages, qui avait une matraque à ses pieds, m’a même menacé en me disant :  si tu mets un pied là, et il m’a montré une partie de l’entrée, je te casse la gueule.


Pris les mains dans le sac,

 
          Suite à ma déclaration à la radio Monsieur le Maire s’est empressé de faire exécuter des travaux, ceci a été constaté par un huissier.  Les dalles des classes ont été finies, voici quelques mois, pourquoi les démolir maintenant !  C’est bien la preuve que l’on veut
 dissimuler certaines irrégularités.  Mais celles-ci sont si nombreuses que Monsieur le Maire ne pourra pas toutes les faire disparaître.                  

 

Habitants de Guinguinéo, réveillez-vous !
Constatez la duplicité de Monsieur le Maire
.

 

          Dans une lettre envoyée le 27-11-2006, je proposais à Monsieur le Maire de me donner 5 000 000 FCFA de sa fortune personnelle ( ne voulant pas que les habitants de Guinguinéo paient cette somme car ils n’étaient pas responsable de l’argent détourné) et en ajoutant à cette somme, l’argent que j’avais bloqué à la banque (6 559 570 FCFA)  je me chargeais de faire les réparations car je n’avais plus confiance en Monsieur le Maire et en Monsieur Baldé Oumar.

           Il a refusé, puisqu’il a commencé les travaux (je signale que ceux-ci ne sont pas encore conformes au devis). il refuse de donner 5 000 000 Fcfa mais il n’hésite pas à déclarer, dans un journal, qu’il est prêt à rembourser le couple de Français.  Qui va rembourser ?  Monsieur le Maire ou les habitants de Guinguinéo ? 

 

                   Le vendredi 2 février  j'ai envoyé  la lettre suivante  aux journaux :

            L'office, Las, le Qotidien,l'Observateur,le Populaire et Walf Fadjri.

 

                                                      Monsieur ou Madame,

 

                     Pour qu’un peu de soleil apparaisse dans l’avenir du peuple Sénégalais.

                     Pour que l’argent, offert gracieusement, arrive à sa destination, c'est-à-dire aux plus démunis et non dans les poches de certains dirigeants.

                     Pour qu’une personne généreuse puisse venir, en toute confiance, aider le peuple sénégalais.

                      Pour faire connaître ces personnages qui ne pensent qu’à s’enrichir aux dépens des pauvres et ce qui est encore plus odieux, aux dépens des enfants.

                    Je vous demande de faire paraître dans la rubrique «  Lettres Ouvertes » la lettre que j’ai adressée au Président de la République du Sénégal.

 
                        Vous trouverez tous les détails sur cette affaire dans le blog :

 
                                                http://mario.gasperini.over-blog.org

   

                      Je me permets de vous remercier à l’avance car je pense que vous ferez l'impossible pour propager cette histoire de détournement, le principal but d’un journal n'est-il pas de faire connaître tout ce qui est défavorable à la société!

 
                      Je vous prie de croire, Monsieur ou Madame, à l’assurance de mes sentiments dévoués.

 

                                                                                               Mario Gaspérini.

                                                                                                                                                                                                                                                                        Mario Gaspérini                                                                 

134 avenue de Kerdun

44510 Le Pouliguen

        -France-

Télé. :  fax : 02 40 42 11 92.

 E/ mail :  mario.gaspérini44@orange.fr


        Samedi 17 mars 2007

 

      En avait-il le droit ?

 

 
                                             Impensable, inconsciente, pitoyable, immorale, insultante.

 

                        Voilà comment j’ai qualifié, voir ci-dessus, l’action de monsieur Souleymane Ndéné Ndiaye, Maire de Guinguinéo, Ministre d’Etat, Directeur de Cabinet du Président de la République du Sénégal qui m’a interdit l’entrée de l’école '' Marguerite"  où je voulais prendre quelques photos pour conforter mes accusations sur la non-conformité des travaux avec les plans et devis.

                         Cette interdiction laisse supposer qu’un dirigeant du Sénégal peut s’octroyer tous les pouvoirs, pour dissimuler ses malversations  afin de s’enrichir, mais cette façon d’agir, n'est-elle pas la porte ouverte à toute la corruption ?               

                         Je répète ma question, en avait-il le droit ?

                         Je fais appel à un juriste Sénégalais pour me fournir la réponse.

                        Merci.




          &nb

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14 janvier 2007 7 14 /01 /janvier /2007 14:34

Jeudi 22 mars 2007                                     REGRETS  et   INCOMPREHENSION,

                                                                      

                        Au fur et à mesure de la construction de l’école « Marguerite » nous, ma femme et moi,  faisions, comme Perrette et le pot au lait,  des projets pour que cette école puisse être aidée après notre départ vers le pays d’où l’on ne revient pas. Nous projetions de créer une association, au Sénégal, de parents d’élèves de l’école « Marguerite » pour s’occuper, avec la municipalité, de sa gestion  (entretien et propreté des locaux, discipline, vêtements, récompenses, voyages pour les enfants etc…). Nous projetions aussi la création en France d’une petite association, avec des parents, des amis, des voisins pour aider, l’association des Parents d’Elèves, financièrement. Pour ma part, j’avais promis d’envoyé tous les ans, jusqu’à mon décès, 1 000 euros (655 957 F cfa).

                        Très sincèrement, j’aurais aimé faire un bout de chemin avec les habitants de Guinguinéo en les aidant avec mes faibles moyens pour que leurs enfants aient une scolarité convenable mais, par la faute de quelques personnes, qui n’ont tenu aucun compte de l’avenir et du bien être des enfants, qui n’ont pensé qu’à leur propre intérêt en exploitant la situation pour satisfaire leur ambition et améliorer leur compte en banque,  tout s’est désagrégé, tout a été balayé et par similitude, comme pour Perrette et son pot au lait qui s’est dit : adieu veau, vache, cochon, couvée,  on peut écrire : adieu enfants, associations, aides, école modèle.

 

                                                                                     LES  RESPONSABLES

 

Monsieur le Maire et les Conseillers Municipaux.

                        Ce sont les plus responsables de cet état de fait, je l’explique au début de ce blog, Monsieur Souleymane Ndéné Ndiaye, Maire de Guinguinéo et  les Conseillers Municipaux  n’ont pas fait leur travail.

 

                        C’est aussi, pour d’autres personnes, un manque de loyauté, de reconnaissance et par un certain libéralisme de l’argent destiné aux enfants que j’ai été touché moralement. Cela mérite quelques explications :      

           

Association des Parents d’Elèves :

                    je leur avais promis, s’ils obtenaient un numéro de compte bancaire de leur remettre aussitôt 1 000 euros (655 957 F cfa) cette somme a été envoyée le 05/05/2006.  Dans une lettre du 25/11/2005 j’avais bien spécifié que cet argent devrait être utilisé pour les enfants (vêtements, récompenses, déplacements). Le 10/08/2006 j’ai reçu un courrier du Président des Parent d’Elèves, Monsieur Amadou Cissé, m’annonçant  qu’ils avaient fait une fête de fin d’année et qu’elle avait coûté 580 000 F cfa  dont 137 000 F pour l’achat de vêtements, ce qui était très bien mais ce qui m’a profondément choqué c’était une dépense d’environ 420 000 F pour la fête dont 110 000 F pour un bœuf. 

                        Au cours de mon troisième voyage au Sénégal, le 16/11/2006, j’ai demandé s’il y avait la possibilité de réunir les Parents d’Elèves avec leur Président et j’ai été très heureux de constater qu’ils étaient nombreux au rendez-vous. Je me suis permis de formuler quelques critiques sur la façon de gérer l’argent que j’avais envoyé, j’étais d’autant plus affligé que je venais d’apprendre par le directeur de l’école que ses élèves, dont la rentrée s’était effectuée depuis plus d’un mois, n’avaient pas encore reçu leur livre de classe. J’ai essayé de faire admettre, par l’assemblée, qu’il aurait été plus judicieux d’acheter des livres qu’un bœuf mais, je pense, que c’était peine perdue car pour eux il fallait fêter la nouvelle école, ils avaient oublié que l’inauguration s’était déroulée, d’une façon grandiose, avec deux ministres, de nombreuses personnalités et certainement plus de mille personnes un an auparavant.  J’ai également tenu à leur dire que l’association avait le devoir de formuler un avis sur  l’état des bâtiments et sur la propreté car les toilettes, à mon arrivée ( 10 heures du matin), n’étaient vraiment pas propres et qu’ il y avait un tas d’immondices, près des du bloc sanitaire et entre le mur entourant l’école et certains bâtiments, qui avait été laissé par les ouvriers qui avaient construit l’école.

 

                        Mes critiques n’ont pas été appréciées car, depuis, je n’ai plus aucune nouvelle de l’association.

   

 Le Directeur de l’école « Marguerite »

                        Malgré que les toilettes étaient bien sales  ( 10 h du matin), je dois admettre que le nouveau Directeur de l’école « Marguerite »,  Monsieur Aziz Diop, m’avait fait une bonne impression lors de notre première rencontre le 8/11/2006 et lorsque je lui avais demandé s’il était un partisan de Monsieur le Maire sa réponse, que j’ai appréciée, fut nette et précise  « ceci n’a pas d’importance, c’est d’abord l’école qui  compte ».  Malheureusement ces belles paroles ne furent pas toujours respectées par la suite.

                        L’association des Parents d’Elèves n’ayant pas organisé de voyage pour les enfants comme je le suggérais dans une lettre j’ai décidé, pour leurs faire plaisir  et qu’ils gardent un bon souvenir des Français, d’en organiser un. J’ai demandé au directeur s’il était possible de préparer ce voyage pour les enfants en lui spécifiant que je prenais à ma charge le transport, le petit déjeuner du matin, le déjeuner des enfants ainsi que des accompagnateurs.  Le directeur a été de suite d’accord à condition qu’il puisse avoir l’autorisation de son inspecteur.

                        Après concertation, il fut décidé que l’on irait passer une journée sur la  plage  attenante à l’hôtel Royam  situé à Saly  (Mbour) à environ 130 km de Ginguinéo.  Je résidais dans cet hôtel et j’avais demandé à la direction si les enfants pouvaient y passer  pour rejoindre la plage, la permission me fut accordée facilement.

                        Le jour J, je pense que c’était le 25/11/2006, une collation avait été préparé à l’école, le matin avant de partir, pour être certain que les enfants ne voyageraient pas avec le ventre vide puis ils prirent le bus. Ils étaient accompagnés par le Directeur et son adjointe, le fils de celle-ci, la femme et la nièce du Directeur, un photographe et son aide : un jeune étudiant.  

                        Le voyage s’est effectué sans problème, le bus est arrivé à l’hôtel vers 12 h 30. Les enfants se mirent en rang, placèrent leur panneau, avec l’inscription « Ecole Marguerite » en tête,  se mirent à chanter une chanson en l’honneur de leur marraine (cette chanson avait été créée par le premier Directeur, Monsieur Alioune Badara Simal),  passèrent devant l’accueil de l’hôtel, devant la piscine et prirent la direction de la plage.

                      Je pense que les enfants, qui n’avaient certainement jamais vu la mer, se souviendront toute leur vie de ce premier contact, il faisait un temps magnifique, la  vue était splendide, la plage avec ses palmiers, les bateaux de plaisance, le mouvement des vagues, les enfants, pendant un moment, ont été figés comme envoûtés par la beauté du lieu puis ils se lancèrent vers la mer et firent comme elle : elle se retirait ils avançaient, elle revenait ils reculaient en criant, en sautant, en se bousculant car ils avaient peur de se mouiller, leur joie faisait vraiment plaisir à voir, et cette gymnastique a duré un bon moment.   

                        Pour le déjeuner,  Monsieur le Directeur, sa femme,  l’adjointe du Directeur avaient bien fait les choses, ils avaient acheté les aliments et préparé les repas pour diminuer mes dépenses, je les en remercie encore, pour le dessert il y avait une banane et j’avais stocké, dans une glacière, des cornets glacés. De voir comment les enfants manipulaient ces cornets je pense que c’était, aussi, une découverte pour eux.

                        Un peu plus tard dans l’après midi une amie, Michelle Etourneau, qui était venue nous rejoindre, est arrivé à décider le fils de l’institutrice, qui était un peu plus âgé que les autres enfants, à se baigner, ce jeune garçon a montré rapidement qu’il n’avait pas peur de l’eau et qu’il avait de bonnes dispositions pour apprendre à nager. Le photographe et son aide se mirent également à l’eau et Michelle passait de l’un à l’autre pour donner quelques conseils. Les autres enfants, filles et garçons, voyant cela, commencèrent à se baigner les pieds puis, petit à petit, les robes et pantalons valsèrent pour se retrouver en slip, quelques garçons qui n’en avaient pas retroussèrent leur pantalon au dessus  des genoux et tout ce monde se mit à barboter dans l’eau.

                        Ce qui suivit me montra que parmi les touristes, qui se bronzaient sur la plage,  beaucoup avait de la compassion pour ces enfants car ils, femmes ou hommes, vinrent spontanément, en prenant un enfant par la main, l’aider à pénétrer dans l’eau, à ne pas en avoir peur et à lui montrer quelques mouvements de la brasse.  Je remercie très sincèrement ces touristes car ce spectacle était magnifique.            

                        Le soir vers six ou sept heures ils prirent le chemin du retour et la dernière vision  que nous avons eu de ces enfants ce sont des bras qui s’agitent et chantant la chanson dédiée à leur marraine Marguerite.

                        Cette journée sera certainement enregistrée dans ma mémoire parmi les plus belles  de ma vie mais, malheureusement, elle sera un peu ternie par la suite.

                        Quelques instants avant de partir j’avais demandé au Directeur de l’école, si cela  était possible, qu’en fin d’année chaque enfant de l’école fasse un petit dessin ou écrive un petit texte et que tout soit envoyé à  leur marraine car cela, comme sa mémoire étant déficiente, lui rappellerait cette journée,    Le Directeur m’a répondu qu’il y avait déjà pensé et qu’il le ferait.

 
                                                                            Ma femme n’a jamais rien reçu. 

                                                           
 
 Les vigiles
               

 

                            Photo de Gauche au premier plan : deux personnes qui m'accompagaient, en jaune et en grenat, ce dernier me fait signe de ne pas avancer car les vigiles étaient assez virulents.

              

                        Et pourtant on m’avait répondu (voir ci-dessus)  «  c’est d’abord l’école qui compte ».

                        Ils étaient Quatre avec le Directeur, celui-ci se tenait sur le seuil de la porte d’entrée  et n’a fait aucun mouvement, ni dit aucune parole  pour empêcher ses trois acolytes de m’interdire l’entrée de l’école que j’avais pourtant fait construire. C’est très difficile de l’imaginer, mais ces personnages n’ont pas dû réaliser :

                       -que l’action que je menais contre le Maire de Guinguinéo  aurait dû être entreprise par eux car ce n’était pas moi qui était dépouillé, l’argent ayant été versé, c’était aux habitants de la ville de vérifier s’il était employé judicieusement.

                        - que les enfants, peut-être les leurs, qui devaient avoir une école modèle n’en avaient qu’une copie.

                        - que l’argent qui avait été déposé sur le compte bancaire de Monsieur Souleymane Ndéné Ndiaye, Maire de Guinguinéo, n’avait pas dû être complètement utilisé suite à la mauvaise qualité des matériaux et des travaux. Les profits où sont-ils passés ? 

                       - que pour toutes les réparations qui devront être faites dans peu de temps, (exemple : le défonçage des dalles des 6 classes a déjà était fait et pourtant elles avaient à peine un an d’existence) à cause du mauvais état de la construction,  qui payera ? L’argent sera-il pris sur le compte de Monsieur le Maire ou sur celui des habitants de Guinguinéo ?

                        - que pour enrichir un individu, ils détruisaient un projet qui avait pour seule ambition  de les aider.

 

                    Ces vigiles, ont-ils pensé à tout cela ?  Je ne le pense pas.

 

 Le photographe,   Monsieur Chérif Seye  de Guinguinéo.

                        Pour la réunion avec l’association des Parents d’Elèves j’avais demandé à un photographe de venir faire quelques photos, c’est son aide, jeune étudiant, qui est venu. Celui-ci, ayant été averti que je voulais organiser un voyage pour les enfants, m’a demandé s’il pouvait y participer, qu’il ferait des photos et aussi un film.  Naturellement j’ai accepté.

                        Le jour J il était là, accompagné par son patron, ils ont fait de nombreuses photos est certainement plusieurs CD. Je les ai moi-même filmé, à leur demande, en train de s’ébattre dans la mer.

                        En fin de journée, j’ai demandé au photographe combien je lui devais, il m’a répondu 40 000 F cfa , j’ai trouvé que c’était un peu exagéré surtout que j’avais payé leur voyage

et leur déjeuner mais ayant passé une journée formidable avec les enfants je n’ai pas voulu marchander et comme de plus il me certifiait que lorsque tout serait développé il me les enverrait par la poste, il paraissait sincère, je lui ai donné l’argent.

 

            Je n’ai jamais rien reçu.  Je n’ai donc aucune image de cette journée mémorable.

 

                                                      Conclusion.

        

                       Certains hommes, dénués de tout scrupule, n’hésitent pas à abuser de la confiance de celui qui leur tend la main. 


Le 12 mai 2007


Rectificatif.

 

                             Monsieur Chérif Labasse Seye, photographe à Guinguinéo, a certainement lu mon blog   (http://mario.gasperini.over-blog.org/)  où je le mets en cause pour des photos et CD non envoyés. Je pense que c’est pour cette raison que j’ai eu une réponse le 28-04-07, c'est-à-dire près de 5 mois après avoir fait son travail.

                             Ce que je ne comprends pas la lettre qu’il m’a envoyée, à l’intérieur du paquet, date du 13 décembre 2006 et que celui-ci a été posté à Kaolack le 11-04-07 ?

                              Malgré ce retard et ces quelques erreurs je le remercie sincèrement de m’avoir expédié ces photos et le CD. 


       

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14 janvier 2007 7 14 /01 /janvier /2007 11:02

Lundi 26 novembre 2007

 

HISTOIRE   D’AVOCATS

 

                             Suite à l’histoire de détournement, décrite ci-dessus, j’ai hésité longtemps pour me décider à engager des poursuites judiciaires contre Monsieur Souleymane Ndéné Ndiaye, Maire de Guinguinéo, Ministre d’Etat, Directeur de Cabinet du Président de la République du Sénégal et contre Monsieur Baldé Oumar, Chef des services des travaux publics de Fatick.                  

                             Je me disais :

-         que j’allais avoir  beaucoup de difficulté à suivre cette affaire qui allait incriminer des personnages assez importants depuis la France.

-         était-ce bien à moi d’engager ces poursuites ? N’était-ce pas plutôt aux habitants de Guinguinéo de le faire car l’argent détourné leur appartenait ?

-         mais ceux-ci pouvaient-ils engager ces poursuites ? En avaient-ils les moyens  pécuniairement ? N’avaient-ils pas aussi peur de représailles ?  Monsieur le Maire de Guinguinéo ressemble beaucoup à ces seigneurs féodaux qui avaient tous les droits sur leurs sujets.             

                             Ces sont ces dernières raisons qui m’ont incité, le mercredi 7 mars 2007, a contacter Maître Jacques Baudin avocat à Dakar. Celui-ci m’avait été désigné par un ami Sénégalais qui avait jugé que cet avocat, faisant parti de l’opposition et qui était un ancien Ministre de la Justice du Sénégal, pouvait m’aider.  

 

AVOCATS   CONSCIENCIEUX,

 

                             Il y en a certainement beaucoup  au Sénégal mais malheureusement je n’ai pas eu la chance de rencontrer l’un d’eux.

                             Monsieur Souleymane Ndéné Ndiaye, qui était avocat avant d’être Ministre, n’a pas hésité à détourner de l’argent qui était destiné à la construction d’une école.

                             Maître Jacques Baudin, qui est redevenu avocat après avoir été Ministre, me semble plutôt enclin à profiter de la situation pour gagner de l’argent que de défendre une juste cause.

                             Entre un ministre en place et un  ancien ministre de l’opposition ne peut-il y avoir un peu de complicité ?

 


 

 

Lettre envoyée à Maître Jacques Baudin le 24 septembre 2007

 

Maître,

 

               Je suis surpris par le peu de communication que j’ai reçu de vous depuis le 7 mars 2007 date  où je vous ai écrit pour vous demander d’engager une procédure judicaire contre Monsieur  Souleymane N’Déné N’Diayé, Maire de Guinguinéo,  Ministre d’Etat, Directeur de Cabinet du Président de la République du Sénégal et  contre Monsieur Baldé Oumar Chef des services des travaux publics de Fatick :

 

-         un coup de téléphone de votre part pour une question d’honoraire.

-         une lettre m’indiquant que l’audience des référés du mardi 19 juin avait été renvoyé au mardi 3 juillet. Lettre écrite le 21 juin, postée le 5 juillet et que j’ai reçue le 17 juillet.

                             Dans la lettre du 7 mars 2007, je vous indiquais que je vous donnerais une provision de mille euros ( 655 977 F cfa), lorsque j’apprendrais par la presse que la procédure est engagée contre le Maire de Ginguinéo et Monsieur Baldé Oumar et en plus,  30 % de la somme obtenue par les intérêts de la somme versée et les différents frais ( en cas de remboursement comme l’avait suggéré Monsieur le Maire de Guinguinéo dans un journal ).

                             Suite à votre coup de téléphone, j’ai accepté de vous donner un supplément, le 27 mars 2007, je vous ai envoyé  800 euros (524 766 F cfa) pour démarrer la procédure.

 

Vous avez accepté cet argent, cela voulait donc dire que vous aviez décidé de respecter ce qui était écrit dans ma lettre.

 

                             Depuis le 17 juillet je n’ai reçu aucun courrier, aucun rapport sur le déroulement de cette affaire.   Quelle en est la raison ?

                             Je n’ai pas vu dans la presse qu’il y avait un procès contre Monsieur le Maire de Guinguinéo et Monsieur Baldé Oumar.   Où en est la procédure ?

                             J’avais espéré que vous, un ancien Ministre de la justice du Sénégal, vous feriez le maximum pour que votre pays se débarrasse, peu à peu, de la corruption.  Au début, naïvement, je m’étais imaginé que pour montrer votre gratitude envers cet étranger, qui voulait améliorer la scolarité des enfants du Sénégal, et pour bien montrer  votre opposition à ce fléau, vous entreprendriez bénévolement une action judiciaire contre ce Ministre et ce contrôleur indélicats.  Cet acte aurait montré votre amour pour votre pays et aussi, en cas de réussite, un exemple prépondérant contre la corruption.

                             Maintenant j’ai l’impression, c’est à vous de me démontrer le contraire, que vous avez acceptez cette affaire que pour avoir la faculté de me soutirer, vous aussi, le plus d’argent possible. 

                              Au Sénégal, beaucoup de monde se plaint de la corruption mais je crois que l’élite du pays, qui en profite largement, ne veut pas qu’elle disparaisse. Ce sont les pauvres gens qui en font les frais.

                             Dès mon plus jeune âge j’ai admiré les Tirailleurs Sénégalais qui ont combattu vaillamment avec les Français pour que vive toujours cette devise : Liberté, Egalité, Fraternité. Maintenant, ils doivent se retourner dans leur tombe pour ne pas voir la façon d’agir de  certains de leurs descendants qui n’hésitent pas, pour se faire de l’argent, à abuser de la confiance de celui qui leur tend la main.

                            Je pense que le serment des avocats au Sénégal est le même qu’en France 

 

  «  Je  jure, comme avocat, d'exercer mes fonctions avec dignité, conscience, indépendance, probité et humanité » .                    Avez-vous respecté correctement ce serment ?

 

                                    Si vous avez décidé d’arrêter toute poursuite contre Monsieur le Maire de Guinguinéo et contre Monsieur Baldé Oumar, j’espère que vous aurez l’honnêteté de me rembourser la somme que je vous ai envoyée.  Si cette dernière condition n’est pas remplie, je me permets de vous  signaler que je ferai paraître sur mon blog, n’oubliez pas qu’il peut-être lu dans le monde entier, la façon que Maître Jacques Baudin, avocat à Dakar, ancien Ministre de la Justice du Sénégal, respecte ses engagements.                            

 

                            En espérant une prompte réponse de votre part, recevez, Maître, mes salutations.

 

                                                                                                          Mario Gaspérini.

 

Blog : http://mario.gasperini.over-blog.org/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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